Allocution de M. Robert P. Jackson, Chargé d’affaires, a.i.
à l’occasion de la Journée de l’Indépendance
à l'Ambassade des Etats-Unis à Rabat
Le dimanche, 28 juin 2009 à 19h00
Excellences,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et les Chargés d’Affaires,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,
Chers Amis
Asalaam Alaykum, Bonsoir, Good Evening,
Babette et moi, nous vous souhaitons la bienvenue.
Je voudrais commencer par remercier nos sponsors sans lesquels cette soirée n’aurait pas eu lieu :
Coca Cola, Whirlpool, McDonalds, Pepsi, Pizza Hut, le Groupe des Brasseries du Maroc, Village Farms, Jacob Delafon, Blue Star, Hertz, Altertech, Sunlight Power Maroc, PriceWaterhouseCoopers, and Fruit of the Loom.
Il y a 233 ans cette semaine, le 4 juillet 1776, nos Pères Fondateurs avaient signé la Déclaration d’Indépendance. Avec cet acte à l’énorme symbolisme, les Etats-Unis d’Amérique sont devenus une nation libre et indépendante.
La Déclaration d’Indépendance a donné naissance à un nouveau pays, mais aussi – et c’est peut-être encore plus important – à une nouvelle idée, une idée unique : une nation d’hommes liés non pas par une race, une langue ou une religion commune, mais par un engagement conjoint à l’égard d’une série de principes communs.
Ces principes fondateurs de base, qui continuent à nous guider à ce jour, sont consacrés dans le célèbre préambule de la Déclaration d’Indépendance, qui dit ceci :
"Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes, que tous les hommes naissent égaux, que leur Créateur les a dotés de certains Droits inaliénables, parmi lesquels la Vie, la Liberté et la Recherche du Bonheur."
Pensez un instant à la simplicité de cette phrase, et ce quoiqu’elle soit fondamentalement révolutionnaire : tous les hommes – où qu’ils soient, qui qu’ils soient, quelle que soit leur religion, leur race, leur langue – tous les hommes sont égaux, et en tant que tels, ont un droit absolu à la liberté. Ce principe de base est devenu le cri de ralliement de nombreux futurs révolutionnaires d’autres pays à travers le monde – pensez à la devise de la révolution française "liberté, égalité, fraternité. » Ce principe continue à inspirer dans le monde entier tous les peuples qui "aspirent à respirer librement."
Vous trouverez peut-être intéressant d’apprendre que le mot "démocratie" n’apparaît nulle part dans la Déclaration d’Indépendance. Finalement, les Etats-Unis d’Amérique ont bien entendu adopté un système démocratique ; les rédacteurs de la Déclaration d’Indépendance se concentraient cependant non sur le système spécifique de gouvernement à adopter, mais plutôt sur la série de principes qui aboutiraient à la création d’un gouvernement "du peuple, par le peuple, pour le peuple," comme l’a fameusement dit le Président Lincoln presque un siècle plus tard dans son discours de Gettysburg.
Le Président Obama a abordé ce point dans son discours du 4 juin au Caire. Il a en effet dit qu’"Aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre. Toutefois cela ne diminue pas mon engagement… à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple.
Chaque nation donne naissance à ce principe à sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L’Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne prétendrions pas décider des résultats d’une élection pacifique. Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la capacité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’Etat de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s’agit pas simplement d’idéaux américains, il s’agit des droits de l’homme." Ces droits de l’homme, soulignés par le Président Obama dans son discours, sont au cœur de ce que nous célébrons cette semaine.
Pour les Américains comme moi, ayant le privilège de vivre et de travailler au Maroc, marquer la Journée de l’Indépendance avec nos amis et collègues marocains et étrangers est un honneur particulier, étant donné le rôle unique joué par le Maroc dans la naissance de notre nation. En effet, toute célébration de la Journée de l’Indépendance américaine est inextricablement liée aux relations bilatérales maroco-américaines, et il est donc approprié que nous commémorions les deux en même temps.
Comme le savent sans doute la plupart d’entre vous, et comme l’a mentionné le Président Obama dans son discours du Caire, le Maroc avait été le premier pays à reconnaître l’indépendance de notre jeune pays. Mais combien parmi vous connaissent-ils les raisons historiques de cette amitié précoce ?
Lorsque le Sultan Sidi Muhammad Ben Abdullah avait annoncé en 1777 son souhait de conclure un traité d’amitié avec les Etats-Unis, il était motivé par le désir de promouvoir notamment le commerce mondial, mais aussi d’offrir un refuge aux navires de la Marine marchande américaine pour les protéger des pirates opérant autour des eaux territoriales du Maroc.
Plus de 200 ans plus tard, ces préoccupations communes – l’attachement à la promotion du commerce, et l’engagement à l’égard de la sécurité régionale – demeurent deux piliers essentiels de nos relations bilatérales. En ce qui concerne le commerce, les investissements et le développement, nous avons assisté ces dernières années à la signature de l’Accord de Libre Echange entre le Maroc et les Etats-Unis, à la célébration du 50ème anniversaire du partenariat de l’USAID avec le Maroc et à la signature de l’accord avec le Millennium Challenge Corporation. Pour ce qui est de la sécurité, nous avons désigné le Maroc comme allié majeur non OTAN, et avons vu nos exercices militaires annuels conjoints, plus connus sous le nom d’African Lion, croître en taille et en sophistication d'année en année.
Dans l’ensemble, notre partenariat ne cesse en effet de s’élargir et de mûrir tous les ans. Il comprend des douzaines de programmes d’échange qui permettent de faire venir des Américains au Maroc et d’envoyer des Marocains aux Etats-Unis chaque année ; des programmes de proximité conçus pour aider à donner aux jeunes Marocains un enjeu dans leurs communautés et leur société ; l’un des plus grands programmes du Corps de la Paix dans le monde ; une coopération croissante dans le domaine de la sécurité ; et enfin un appui large et soutenu du gouvernement des Etats-Unis aux impressionnants efforts déployés par le Maroc en matière de réforme politique et économique, notamment l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).
Je suis fier du rôle que mon équipe et moi-même avons joué pour promouvoir ce partenariat, et me réjouis des efforts continus que nous déploierons pour élargir et approfondir encore davantage notre amitié dans les années à venir.
Maintenant, j’aimerais inviter S.E.M. l’Ambassadeur Abdelouahab Bellouki, le Directeur du Protocole au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, et Mme. Hafida El Azmani, Mlle. Nina Chkirdi et M. Ayoub Chkirdi à venir se joindre à nous.
J’ai invité ces personnes ici parce que j’aimerais conclure en poursuivant une longue tradition qui consiste à honorer ceux qui se sont efforcés de renforcer les solides liens unissant nos deux pays en distinguant deux diplomates marocains profondément dévoués à ce partenariat entre le Maroc et les Etats-Unis, un partenariat qu’il incarne effectivement si bien.
Cette année, le US-Morocco Friendship Award est décerné à S.E.M. Youssef Amrani, Ambassadeur, Secrétaire Général au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, et à Mme. Wassane Zailachi, ancienne Directrice de la Division Nord-Américaine au Ministère et actuelle Ministre-Conseillère près l’Ambassade du Royaume du Maroc à Washington. Malheureusement, ni l’un ni l’autre peut assister ce soir ; alors leurs représentants et familles vont accepter leurs certificats.
Je vous lis d’abord la citation pour l’Ambassadeur Amrani :
« Pour vos efforts permanents en vue de promouvoir la société civile et la démocratie à travers l’appui et le parrainage du Forum du Futur, pour votre encouragement régulier des relations maroco-américaines et pour vos nombreuses rencontres productives avec des Américains en visite. »
M. l’Ambassadeur, Voulez-vous dire quelques mots ?
… Et la Citation pour Mme Zailachi,
« Pour vos inlassables efforts visant à renforcer les relations entre le Maroc et les Etats-Unis. »
Mademoiselle, Voulez-vous dire quelques mots ?
Babette et moi, nous voulons vous remercier tous de votre amitié.
Amusez-vous bien et profitez du reste de la soirée, surtout des feux d’artifice qui débuteront autour de 21h05.
Merci de votre aimable attention et bonne soirée. Chokran. Thank you and have a great evening.


